Premières pistes : L’IRM

             Quand on voit SAO, on peut imaginer comment se ferait l’envoi d’informations au cerveau (image, son, sensations…). Mais il est difficile de se rendre compte de la difficulté de recevoir les informations du cerveau. Je vous propose pour cela une première théorie qui est celle de l’Imagerie par résonance magnétique.
             Tout d’abord, qu’est-ce que l’IRM? Il s’agit d’une technique d’imagerie médicale sans danger qui se sert d’un aimant très puissant pour envoyer à un ordinateur des « coupes » du cerveau en deux dimensions, avec lesquelles on peut reconstituer l’intérieur du cerveau. On peut ensuite les associer et recréer une image en 3d, et comparer avec lorsque la personne pense à une certaine chose ou utilise un certain sens :
             Il faut savoir que l’IRM est quelque chose de très très cher, il y a moins de 600 appareils en France et pour obtenir un rendez-vous, la moyenne est de 32 jours d’attente. Il sert aujourd’hui principalement dans le domaine de la médecine (détecter et localiser une tumeur, voir ce qui ne va pas…) mais aussi dans celui de la recherche : actuellement le centre européen NeuroSpin est en train de chercher comment l’information est codée dans le cerveau, et ça ça fait plaisir. Mais on est encore loin du nerve gear, on ne sait pas encore bien identifier quel endroit sert à quoi, mais les recherches avancent : avec des pauses d’une minute où on pense à une lettre en faisant un exercice physique entre deux IRM, on peut savoir avec 82% de réussite à quelle lettre le sujet pensait. INDONESIA donnait INDCNERCA par exemple, mais en poursuivant les recherches, je suis sur que l’on est sur une bonne piste.
          Pourquoi est-ce que ce sera difficile? Le nerve gear de SAO est censé faire la taille d’un casque de moto, or embarquer dans un si petit volume un système IRM sera très difficile, d’autant plus que l’on n’est pas encore assez précis. Rien que dire un mot prend des dizaines de minutes actuellement, donc faire un système de scan permanent, envoyer les images à un ordinateur pour qu’il les analyse, renvoie les résultats au nerve gear pour que ce dernier les retransmette par un mouvement ou un son de voix dans le jeu ne semble pas encore à notre portée aujourd’hui. Dans l’anime Sword Art Online, le nerve gear utilise des sortes de micro-ondes pour envoyer au cerveau des informations, et il nous est simplement « expliqué » que le nerve gear capte les signaux émis par le cerveau pour que ceux-ci ne soient pas envoyés au corps et soient retransmis dans le jeu. Pour moi le fait de les capter sans entrer dans la personne elle-même pour les bloquer façon Matrix est irréalisable, mais d’autres pistes s’offrent à nous dont je ferais l’inventaire dans un prochain post.
          Est-ce néanmoins possible? Le fait qu’on ait réussi à lire un mot avec déjà autant de précision en est la preuve, c’est en théorie possible. Mais en pratique, cela va demander beaucoup de temps, pour moi ce genre de technologie ne devrait pas apparaitre avant bien 20 ans, et il faudra encore attendre 10 ans pour que le système soit adapté en console de jeu de même type que le nerve gear. L’IRM pourrait servir à capter l’intention du joueur, mais pas à l’empêcher de bouger dans le monde réel, il faudra donc penser à autre chose pour une raison de sécurité évidente.
          Il s’agit de mon tout premier article, dites-moi ce que vous en pensez et donnez-moi vos idées pour qu’un jour on fasse marcher un vrai nerve gear !

A propos Jarasim

Je suis le créateur du site, je m'intéresse tout particulièrement aux possibilités pour la création d'un système permettant une immersion totale (full-dive). Mon but est de partager avec le plus grand nombre mes idées et des pistes afin d'un jour développer quelque chose de similaire au Nerve Gear de Sword Art Online. Merci à vous si vous appréciez/commentez sur le site, et merci encore plus au donateurs qui permettront au site d'exister longtemps.

4 Commentaires

  1. Pour un premier article, c’est déjà très bon !

    Il est vrai que pour l’instant un scanner IRM est vraiment hors de portée du grand public (1,2 milliards € si mes souvenirs sont bons), et la technologie devrait faire de nombreuses avancées pour être miniaturisée.
    D’autres problèmes se posent en plus, tel que le bruit (ça fait un boucan ce truc) ou la gêne causée par les conditions requises pour le faire fonctionner.
    En effet, il faut être dans une pièce dédiée pour ne pas perturbée les analyses et ne rien porter de métallique sur soi (pour avoir travaillé dans un service de radiologie, je sais de quoi je parle..), sans compter que ça ne transmet pas les informations à grande vitesse. Ainsi, le scan complet du cerveau prends 1/2 seconde (encore de mémoire, à confirmer) alors qu’il faudrait atteindre une fréquence de scan bien plus élevée pour avoir un aperçu en tant réel de l’activité cérébral.

    Cependant, tout n’est pas à jeter, et l’IRM pourrait permettre de faire de gros progrès dans la connaissance du cerveau, et être le précurseur d’une technologie de scan plus performante.

    • Ce n’est pas plutôt de l’ordre du million pour le prix? (1milliard c’est beaucoup quand-même). Bref, tous les problèmes que vous avez cité montrent effectivement que l’IRM n’est pas encore adapté au type de technologie que nous cherchons à créer, surtout pour le scan qui met une à deux secondes (je pensais que c’était plus court), et puis surtout le traitement des informations fournies qui doit être encore plus long.
      En effet, je suis d’accord avec vous sur le fait que l’IRM n’est pas du tout à jeter dans le domaine des recherches sur le cerveau, mais il faudrait encore l’améliorer beaucoup pour pouvoir l’utiliser plus couramment. Merci encore pour vos commentaires très intéressants et complets !

      • l’IRM sera bientôt une technologie dépassée.
        Je ne me suis pas beaucoup tenu au courant récemment, mais j’ai entendu parler d’une nouvelle technique permettant de « scanner » le cerveau beaucoup plus rapidement.
        Elle consiste a faire avaler une substance au patient (rien de dangereux, juste une petite pilule).
        Cette substance a la propriété d’émettre de la lumière lorsqu’elle est excitée électriquement.
        Donc lorsque la substance se répandait dans le cerveau, dès qu’un signal nerveux (électrique donc) passait sur un neurones recouvert par cette substance, il de mettait a briller et cette lumière était captée par le récepteur de la machine.
        Ainsi cela permettait une analyse extrêmement plus rapide du cerveau, mais surtout beaucoup plus précise, car les neurones transmettant un messages sont identifiés très précisément.

        Cette méthode me semble donc beaucoup plus adaptée que l’IRM pour scanner un cerveau rapidement pour en déduire les mouvements (ou autres choses) que le patient veut réaliser.

        Il ne manque donc plus qu’un récepteur faisant a peu près le tour du cerveau du patient, et qui puisse être assez facilement amovible pour ne pas être gêné par le moindre déplacement.
        Donc on pourrait prendre un… Casque, qu’en dites vous?😁

        • On obtient un problème similaire : il faut quand-même observer la lumière avec une extrême précision. Et puis comme toute substance, au bout d’un temps assez rapide elle finit par être évacuée, donc il faudrait racheter des pilules en permanence :/

          Mais je suis d’accord que cela semble être une méthode bien plus précise pour scanner un cerveau que l’IRM

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